« LA FOIRE D’ART DE STRASBOURG MONTE D’UN CRAN » le point de vue de notre reporter sur place, Christian Noorbergen !

La ST-ART Strasbourg – du 25 au 28 novembre – monte une jolie marche pour l’édition 2016, celle du niveau artistique général, de l’avis également général. Des poids lourds reviennent, comme la remarquable galerie Capazza, et sa découverte, le photographe Jérémie Lenoir, de belles “pointures » belges comme la Galerie Mazel, de grands fidèles présents, (l’espace GNG, de Paris, avec les sculptures de P. Riba et de M. Hollebecq, est l’un des plus beaux de la foire), l’Italie du Nord est très présente, et la plupart des galeries de Strasbourg sont très fidèles, même si Nicole Buck et la Galerie Brûlée sont hélas invisibles.

Le tonitruant Marc Felten secoue le cocotier ! Une révélation russe, superbe peintre, Igor Oleinikov. Ici et là, des coups d’éclats, des lieux privilégiés, une belle ambiance. Sur 25 visiteurs, un acheteur. 25 000 visiteurs sont attendus. Les bons amis feront de bons comptes.

Oui, le niveau d’ensemble, éclectique et régulier, a monté d’un cran.

Sans doute nécessaire pour tenir le coup face aux ogres suisses et allemands.

 

www.st-art.com

Image : une œuvre de Damien Gard (Macadam Gallery)

À propos de Françoise MONNIN

Rédactrice en chef du magazine ARTENSION
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Une réponse à « LA FOIRE D’ART DE STRASBOURG MONTE D’UN CRAN » le point de vue de notre reporter sur place, Christian Noorbergen !

  1. quat'sous dit :

     
    2D / 3D

            Décidément, la sculpture doit se libérer de l'emprise des zélateurs …des deux dimensions: une sculpture ne sera examinée, dans une candidature pour exposer, que sur photo, et si c'est "une bonne photo". Autrement dit, l'objet en trois dimensions doit générer une image de qualité en deux, ce qui est une autre oeuvre d'art, en méta-création de l'oeuvre originale qu'est la sculpture. •                Pour bien marquer leur domination de "médium" incontournable, il sera également exigé que tout contexte de présentation de la sculpture soit effacé, "détouré" grâce au traitement d'image, si bien qu'un objet de trois mètres donnera la même image qu'un semblable en trente centimètres. •                Les peintres et photographes sont des artistes dont il n'est pas question de contester les mérites, ni la grandeur des oeuvres de leurs disciplines, mais ils sont régis par d'autres impératifs que les sculpteurs, qu'il est totalement abusif de leur imposer : la photo est un langage qui peut parler de sculpture, elle ne la présentifie pas. Ils produisent une abstraction et une mentalisation des réalités qu'ils figurent, ou des imaginations qu'ils représentent, sur le mode des icônes, alors que les sculpteurs évoluent dans une incarnation par la présence physique et le charnel de toute matière, dans l'ordre des idoles. •              Quelle barbarie ! Quels relents de pensée magique ! Quelle arriération ! Mais c'est la voix de l'obscurantisme opposée à l'intellect délectable de l'Art Conceptuel, que d'en rester à cette plastique infantile d'un "art primaire" ! Quelle indécence que de solliciter l'art-mateur à éprouver la présence physique d'un objet érigé, matérialisé dans son espace et d'y risquer la rencontre d'un être en vibrations, déposé là par le geste de l'artiste, en écho de ses mobilisations intimes lorsque, de son outil, il besogne la matière pour en faire surgir du vivant. Tous paysans du Danube. •              Rien ne peut remplacer la rencontre en réel d'une sculpture dans une installation qui lui donne la parole: ( les montrer devant un mur en privilégiant pour le visiteur le premier coup d'oeil qui ferait une bonne photo, c'est déjà les aplatir ) mais les nouvelles technologies ouvrent une voie vers une libération, une vidéo avec son smartphone est à la portée de tous, facilement mise à disposition de tous. •           Désaliénons-nous des académismes stérilisateurs, bougeons notre oeil pour offrir un regard vivant de chaque oeuvre dans un contexte spatial •                                                                    quat'sous

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