« LA FOIRE D’ART DE STRASBOURG MONTE D’UN CRAN » le point de vue de notre reporter sur place, Christian Noorbergen !

La ST-ART Strasbourg – du 25 au 28 novembre – monte une jolie marche pour l’édition 2016, celle du niveau artistique général, de l’avis également général. Des poids lourds reviennent, comme la remarquable galerie Capazza, et sa découverte, le photographe Jérémie Lenoir, de belles “pointures » belges comme la Galerie Mazel, de grands fidèles présents, (l’espace GNG, de Paris, avec les sculptures de P. Riba et de M. Hollebecq, est l’un des plus beaux de la foire), l’Italie du Nord est très présente, et la plupart des galeries de Strasbourg sont très fidèles, même si Nicole Buck et la Galerie Brûlée sont hélas invisibles.

Le tonitruant Marc Felten secoue le cocotier ! Une révélation russe, superbe peintre, Igor Oleinikov. Ici et là, des coups d’éclats, des lieux privilégiés, une belle ambiance. Sur 25 visiteurs, un acheteur. 25 000 visiteurs sont attendus. Les bons amis feront de bons comptes.

Oui, le niveau d’ensemble, éclectique et régulier, a monté d’un cran.

Sans doute nécessaire pour tenir le coup face aux ogres suisses et allemands.

 

www.st-art.com

Image : une œuvre de Damien Gard (Macadam Gallery)

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Jusqu’au 29 janvier 2017 la Mep (Maison européenne de la photographie à Paris) expose plusieurs séries d’A. Serrano. Visite conseillée en cette période d’élections aux États Unis…

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Art up ! Une première à Rouen : De la passion avant toute chose. Par Luis Porquet

Du 7 au 9 octobre, Art Up ! Foire d’art contemporain dont nous saluons l’initiative, s’est déroulée au Parc des Expositions de Rouen attirant à elle un public friand de découvertes. Ce rendez-vous spectaculaire a permis d’éclairer le travail de quelques galeries normandes dont le travail force le respect.
Réunissant 48 galeries et 250 artistes, cette première édition rouennaise d’Art up ! a pris appui sur l’expérience lilloise dont l’impact n’est plus à prouver. Continuer la lecture

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La plume vous démange ? Participez à la 7e édition du grand concours de critique d’art qu’Artension organise au sein du 33e salon MAC Paris !

 

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« Louis Salkind : Présences flottantes – Acte 2″ par Frédérique-Anne Oudin

Une exposition à voir à Paris (3e) jusqu'au 24 septembre, Galerie Dix9 Hélène Lacharmoise : Au printemps 2015, Louis Salkind nous présentait l’acte 1 de son opéra silencieux et pictural : « Présences flottantes » (cf. Artension n°133). Une singulière série de tableaux nous entraînait dans un étrange théâtre du moi. Des figures évanescentes, « images nées de rêves », perdues, décontextualisées, ne portant avec elles que de rares traces d’un quotidien transfiguré, apparaissaient incertaines et oscillantes, à la frontière de l’allégorie profane et de la représentation sacrée. L’acte 2 maintient cette tension du profane et du sacré et nous entraîne du côté de l’animisme et de l’inconscient. À l’univers clinique du premier acte, succède un monde de couleurs rompues. La touche, plus présente, laisse émerger une lumière vibrante et sourde. 

La gent animale entre en scène, à la fois divinisée et réifiée, mangée et érigée en totem. Sa condition vient faire écho à la nôtre. Sa représentation abolit ce par quoi nous voudrions nous en séparer : L’animal est doté de mains, l’homme d’un corps de singe.

Les figures convoquées se rangent du côté de la chimère et revisitent nos mythologies anciennes à l’aune de nos mythes actuels. Marylin entame un dialogue avec la Vénus de Willendorf ; en surgit une figure nouvelle, porteuse de nos éternels questionnements : canons esthétiques, statut de la femme… Face à cette Marylin Willendorf, Homme, travesti au corps et attributs de babouin, interroge le masculin et pose à sa manière, la très actuelle question des genres.
Chacune des toiles de ce deuxième acte résonne comme une rencontre intertribale où se crée un nouveau totem. S’y entrelacent, réel, symbolique et imaginaire. Les accessoires du monde social ont disparu de la toile, plus d’extincteur, de caddie ni de cône de signalisation, plus rien qui ne vienne rappeler à un ordre social, un interdit ou une limitation. Le théâtre du moi est devenu celui de la pulsion première, du ça freudien. La libido s’y exprime dans un savant mélange de cru et de subtil. Le désir primal s’offre aux regards comme une architecture, une arche hybride et intersexuée.

Par ce qu’elle nous dit de l’hétérogénéité ontologique de nos identités, la peinture de Louis Salkind est en ces temps de repli normatif et identitaire, agit comme une salvatrice piqûre de rappel.

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