La plume vous démange ? Participez à la 7e édition du grand concours de critique d’art qu’Artension organise au sein du 33e salon MAC Paris !

 

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« Louis Salkind : Présences flottantes – Acte 2″ par Frédérique-Anne Oudin

Une exposition à voir à Paris (3e) jusqu'au 24 septembre, Galerie Dix9 Hélène Lacharmoise : Au printemps 2015, Louis Salkind nous présentait l’acte 1 de son opéra silencieux et pictural : « Présences flottantes » (cf. Artension n°133). Une singulière série de tableaux nous entraînait dans un étrange théâtre du moi. Des figures évanescentes, « images nées de rêves », perdues, décontextualisées, ne portant avec elles que de rares traces d’un quotidien transfiguré, apparaissaient incertaines et oscillantes, à la frontière de l’allégorie profane et de la représentation sacrée. L’acte 2 maintient cette tension du profane et du sacré et nous entraîne du côté de l’animisme et de l’inconscient. À l’univers clinique du premier acte, succède un monde de couleurs rompues. La touche, plus présente, laisse émerger une lumière vibrante et sourde. 

La gent animale entre en scène, à la fois divinisée et réifiée, mangée et érigée en totem. Sa condition vient faire écho à la nôtre. Sa représentation abolit ce par quoi nous voudrions nous en séparer : L’animal est doté de mains, l’homme d’un corps de singe.

Les figures convoquées se rangent du côté de la chimère et revisitent nos mythologies anciennes à l’aune de nos mythes actuels. Marylin entame un dialogue avec la Vénus de Willendorf ; en surgit une figure nouvelle, porteuse de nos éternels questionnements : canons esthétiques, statut de la femme… Face à cette Marylin Willendorf, Homme, travesti au corps et attributs de babouin, interroge le masculin et pose à sa manière, la très actuelle question des genres.
Chacune des toiles de ce deuxième acte résonne comme une rencontre intertribale où se crée un nouveau totem. S’y entrelacent, réel, symbolique et imaginaire. Les accessoires du monde social ont disparu de la toile, plus d’extincteur, de caddie ni de cône de signalisation, plus rien qui ne vienne rappeler à un ordre social, un interdit ou une limitation. Le théâtre du moi est devenu celui de la pulsion première, du ça freudien. La libido s’y exprime dans un savant mélange de cru et de subtil. Le désir primal s’offre aux regards comme une architecture, une arche hybride et intersexuée.

Par ce qu’elle nous dit de l’hétérogénéité ontologique de nos identités, la peinture de Louis Salkind est en ces temps de repli normatif et identitaire, agit comme une salvatrice piqûre de rappel.

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Lieu à connaître : Partage Appartement. Une découverte de notre journaliste Frédérique Oudin

Jusqu'au 2 avril 2016, Alaye Kene Atô, le dogon du Mali et Leon Benn, le peintre américain partagent le salon et colorent les murs de APPARTEMENT, toute jeune galerie du Xe arrondissement. C’est Channel Swimmers Drink Brandy, une improbable et très réussie cohabitation imaginée et Nathalie Miltat, historienne d’art et fondatrice de la galerie, et le critique d’art et le commissaire d’exposition Thimoté Chaillou.

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La Foire d’Art de Karlsruhe : Formidable rendez-vous européen du monde de l’art

Par Christian Noorbergen

Salon d’art ouvert, ( du 17 au 20 février ) bien plus que plateforme de vente au succès avéré, art KARLSRUHE 2016, ne se contente pas d’être l’une des plus belles foires d’Europe, loin, très loin devant Lille ou Strasbourg… Qualité des œuvres – quasiment sans mickeys ultra-contemporains. Ouf ! Une foire vaste et solide, étonnamment diversifiée, et couvrant toute l’Europe. Mais aussi des prix offerts aux artistes, très sérieux, et de nombreux débats sur des thèmes actuels du marché de l’art, des expositions spéciales offrant un nouveau regard sur des œuvres classiques, ou non…


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Bluebird de Tristan Koëgel : le livre pour enfants « coup de cœur » de notre journaliste Frédérique Oudin

Depuis le décès de sa mère, Minnie suit son père, un musicien de blues, sur les routes de la vallée du Mississippi. Ils mènent une vie de misère et de musique loin de la servitude des plantations dirigées par les blancs. Un accident obligera le père et la fille à faire une halte dans l’une de ces plantations. Minnie y rencontrera Elwin, le fils du redouté contremaitre. Ils s’aimeront. Mais dans l’Amérique ségrégationniste des années 40, tout sépare le fils d’immigrés irlandais et la petite fille noire. Seuls leur force d’âme et l’amour de la musique aideront ces destins contraires à tracer un chemin possible.

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